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Santé : le géant hospitalier turc MLP CARE veut accompagner la modernisation du système guinéen
Reçu le 21 octobre 2026 au Palais de la Colombe, à Conakry, par le Premier ministre Amadou Oury Bah, le groupe hospitalier turc MLP CARE a présenté ses ambitions de coopération avec la Guinée. Formation des médecins, transfert de compétences et développement de spécialités médicales figurent parmi les axes envisagés pour améliorer la qualité des soins.
Le système de santé guinéen pourrait bénéficier d’une nouvelle coopération internationale. Le 21 octobre 2026, au Palais de la Colombe, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a échangé avec une délégation du groupe hospitalier turc MLP CARE, venue présenter ses ambitions pour accompagner la réforme et la modernisation des structures sanitaires du pays.
Fort d’un réseau de 39 hôpitaux, le groupe turc entend mettre son expérience au service de la Guinée. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des compétences du personnel médical, la formation des médecins et le transfert de savoir-faire, dans un contexte où l’amélioration de l’offre de soins demeure un enjeu majeur.
Au-delà de la formation, la coopération envisagée couvre également plusieurs spécialités médicales et chirurgicales de pointe. L’amélioration de la gestion hospitalière et de l’administration des services de santé figure aussi parmi les domaines d’intérêt évoqués.
La formation et le transfert de compétences au cœur des échanges
Au cours de la rencontre, Amadou Oury Bah a salué cette démarche, soulignant l’importance des partenariats internationaux dans la mise en œuvre des réformes engagées dans le secteur sanitaire.
Pour le chef du gouvernement, le renforcement des capacités du personnel médical guinéen et le transfert de compétences constituent des leviers essentiels pour améliorer durablement la prise en charge des patients. Le développement de services spécialisés apparaît également comme une priorité pour répondre aux besoins de la population.
L’ambition est notamment de permettre aux professionnels guinéens de bénéficier d’une expertise accrue et de contribuer à l’amélioration des prestations médicales dans les établissements de santé du pays.
La Guinée vise le tourisme médical
Au-delà de l’amélioration des soins sur le territoire national, le Premier ministre a réaffirmé la volonté de faire de la Guinée une destination de tourisme médical. Cette ambition repose sur le développement d’infrastructures hospitalières modernes, la qualification du personnel de santé et le renforcement de l’offre de soins spécialisés.
À terme, les autorités souhaitent améliorer l’accès des populations à des soins de qualité tout en positionnant la Guinée comme un pôle médical de référence dans la sous-région.
Si cette rencontre ouvre des perspectives de coopération entre Conakry et MLP CARE, la concrétisation de ces ambitions dépendra des modalités qui seront retenues pour mettre en œuvre le partenariat. Pour le système de santé guinéen, l’enjeu sera de transformer cette expertise annoncée en améliorations concrètes pour les patients et les professionnels de santé.
Amadou Diallo
Presse et édition
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Mariama Ciré Sylla à Bangkok : le pari de transformer la confiance internationale en développement pour la Guinée
Chronique – Par Amadou Diallo
À Bangkok, en Thaïlande, la Guinée a porté un message clair aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale : le pays veut attirer davantage de financements, convaincre les investisseurs et accélérer sa transformation économique. Au cœur de cette offensive diplomatique et financière, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a défendu une ambition qui mérite l’attention : faire de la confiance des partenaires internationaux un véritable levier de développement.
Dans un monde où les capitaux se font de plus en plus convoités, les bonnes intentions ne suffisent plus. Les investisseurs veulent de la visibilité, des garanties, des institutions crédibles et des projets capables de produire des résultats. Pour la Guinée, l’enjeu est donc double : convaincre ses partenaires de la solidité de ses ambitions et démontrer sa capacité à les traduire en réalisations concrètes.
C’est dans cette perspective que la délégation guinéenne, en collaboration avec la banque internationale Standard Chartered et le Guinea Development Board (GDB), a organisé une table ronde consacrée aux opportunités de financement de l’économie nationale. L’occasion de présenter les perspectives offertes par le programme Simandou 2040 et d’encourager une mobilisation accrue des capitaux privés.
Au-delà des discours, l’heure est à l’action. C’est précisément sur ce terrain que Mariama Ciré Sylla entend inscrire sa démarche. Son approche repose sur une conviction essentielle : les financements n’ont de valeur que s’ils permettent d’accélérer les projets, de stimuler l’activité économique et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
« Nous sommes ici pour discuter concrètement avec eux de comment nous pouvons mettre en place un écosystème qui permet d’accélérer la mise en œuvre de ces projets pour le bénéfice de nos populations », a-t-elle déclaré.
Cette volonté de rapprocher les ambitions économiques des préoccupations quotidiennes des citoyens constitue un enjeu majeur. Car, pour les Guinéens, la réussite d’une politique économique ne se mesure pas uniquement aux milliards annoncés dans les conférences internationales. Elle se juge aussi à la création d’emplois, à l’amélioration des services publics, aux opportunités offertes aux jeunes et aux changements perceptibles dans les conditions de vie.
Simandou 2040, l’ambition à l’épreuve des résultats
Le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans la stratégie de transformation économique portée par les autorités guinéennes. Mais une vision, aussi ambitieuse soit-elle, ne devient réalité que si elle repose sur des financements durables, une gouvernance rigoureuse et une capacité d’exécution à la hauteur des objectifs annoncés.
À l’issue de ses échanges avec le FMI, Mariama Ciré Sylla a notamment mis en avant trois orientations : la confiance croissante accordée à la Guinée, la nécessité de dépasser la simple exécution des projets pour privilégier une véritable transformation économique, et l’importance de mobiliser davantage de capitaux privés.
Cette ligne mérite d’être encouragée, à condition qu’elle s’accompagne d’exigences claires en matière de transparence, de suivi des investissements et d’évaluation des résultats. Attirer les financements est une étape décisive, mais savoir les utiliser efficacement en est une autre, tout aussi déterminante.
La Guinée dispose d’importantes potentialités minières et économiques. Le défi consiste désormais à faire de ces atouts des moteurs de diversification, afin que la croissance ne profite pas uniquement à quelques secteurs, mais irrigue progressivement l’ensemble de l’économie nationale.
Les discussions avec le FMI sur les prochaines étapes de l’accord relatif à la facilité élargie de crédit et sur le renforcement des capacités illustrent également l’importance du dialogue avec les institutions financières internationales. Dans ce cadre, la défense des priorités nationales doit aller de pair avec la préservation des équilibres macroéconomiques et la recherche d'une croissance durable.
Une diplomatie économique tournée vers l'avenir
La démarche engagée à Bangkok ne se limite pas à la recherche de financements. Aux côtés du ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, la délégation guinéenne a multiplié les rencontres bilatérales, notamment avec des représentants de l’Indonésie et de la Thaïlande.
Ces échanges peuvent ouvrir des perspectives en matière de coopération, de partage d’expériences et de formation des jeunes cadres guinéens à l’étranger. Un aspect parfois moins visible des partenariats internationaux, mais pourtant essentiel : aucun projet de transformation nationale ne peut réussir durablement sans des ressources humaines qualifiées et des institutions capables de porter les changements.
Les infrastructures, les investissements et les ressources naturelles sont indispensables. Toutefois, le développement se construit également par la formation, le transfert de compétences et le renforcement des capacités nationales. C’est en combinant ces différents leviers que la Guinée pourra espérer consolider les bases de son avenir économique.
Dans cette perspective, la diplomatie économique doit être considérée comme un instrument stratégique. Elle ne consiste pas seulement à multiplier les rencontres ou à présenter des projets, mais à bâtir des partenariats durables, à négocier des conditions avantageuses et à obtenir des engagements susceptibles de produire des effets mesurables.
Le véritable verdict sera celui des résultats
Il serait prématuré de mesurer le succès de cette offensive à la seule qualité des échanges ou à la portée des déclarations. La véritable évaluation interviendra lorsque les financements seront effectivement mobilisés, les projets mis en œuvre et les retombées économiques perceptibles sur le terrain.
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C’est là que Mariama Ciré Sylla et l’ensemble de l’équipe économique guinéenne seront attendus. La confiance internationale est un capital précieux, mais elle demeure fragile. Elle se consolide par la prévisibilité des décisions, la transparence dans la gestion des ressources et le respect des engagements pris.
À Bangkok, la ministre a défendu une orientation qui place l’accélération des projets et la mobilisation des investissements au centre des priorités. Le défi est désormais de donner corps à cette ambition, en veillant à ce que les opportunités négociées bénéficient réellement à l’économie nationale et aux populations.
La Guinée n’a pas seulement besoin de convaincre ses partenaires ; elle doit aussi convaincre ses propres citoyens par des résultats tangibles. Les financements recherchés doivent contribuer à créer des emplois, à soutenir les entreprises, à renforcer les infrastructures et à ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
En définitive, le pari de Mariama Ciré Sylla à Bangkok est celui d’une confiance à transformer en progrès. La démarche est porteuse d’espoir, mais son succès dépendra de la capacité des autorités à passer des engagements aux réalisations. Car, pour les Guinéens, la véritable victoire ne se jouera pas dans les salles de conférence internationales : elle se mesurera dans leur quotidien.
Amadou Diallo
Guinée : la signature électronique à l’épreuve de la validation réglementaire
La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration. Réunis le 21 octobre 2026 au Chapiteau du Palais du Peuple, des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé ont lancé les travaux de validation de la signature électronique et de son cadre réglementaire.
Au Chapiteau du Palais du Peuple, les discussions portent sur un enjeu majeur de la transformation numérique de l’État : donner un cadre juridique et technique à la signature électronique pour faciliter les démarches administratives et sécuriser les échanges dématérialisés.
La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par Dr Daouda Kamissoko, ministre directeur de Cabinet de la Primature, représentant le Premier ministre, Amadou Oury Bah. Autour de lui, plusieurs membres du gouvernement et des acteurs institutionnels se sont mobilisés pour examiner les conditions de mise en œuvre de cet outil numérique.
Développée par l’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE), la signature électronique ambitionne de transformer les pratiques administratives. Elle doit notamment permettre de réduire la dépendance aux documents papier, de faciliter les échanges à distance et de renforcer l’authenticité ainsi que la sécurité des documents officiels.
Un cadre réglementaire pour sécuriser les échanges
Pour le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, cet atelier constitue une étape importante dans la mise en place d’un dispositif adapté aux réalités de l’administration guinéenne.
Les participants sont appelés à examiner les dispositions réglementaires proposées afin de garantir la fiabilité du système et son intégration dans les procédures administratives. L’enjeu est de concilier les exigences de sécurité technique, de protection des documents et de sécurité juridique.
Au nom du chef du gouvernement, Dr Daouda Kamissoko a invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux. Il a insisté sur la nécessité de parvenir à un cadre réglementaire consensuel, capable de répondre aux besoins des services publics tout en tenant compte des réalités nationales.
Vers une administration moins dépendante du papier
Au-delà de la validation technique et réglementaire, l’initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de modernisation des services publics. L’objectif est de simplifier les procédures, d’accélérer le traitement des dossiers et d’améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens.
La validation du cadre réglementaire constitue ainsi une étape déterminante pour permettre à la signature électronique de trouver sa place dans le fonctionnement quotidien de l’administration guinéenne.
Reste désormais à traduire les orientations retenues en dispositifs opérationnels, afin que cette innovation numérique se concrétise par des démarches plus simples, plus rapides et plus sûres pour les usagers.
Saliou Keita
Hadj 2027 : la Guinée fixe le tarif à 65,6 millions GNF et durcit les conditions d’inscription
Les préparatifs du pèlerinage à La Mecque pour l’édition 2027 sont officiellement lancés. Ce lundi 19 octobre, le ministre secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, a dévoilé les tarifs, les agences agréées et les nouvelles exigences sanitaires et administratives. Les autorités mettent également en garde contre les paiements par des circuits non autorisés.
Le coût officiel du Hadj 2027 est fixé à 65 625 000 francs guinéens par pèlerin auprès du Secrétariat général des Affaires religieuses (SGAR). Pour les agences privées, le montant annoncé s’élève à 68 625 000 GNF, soit une différence de 3 millions de francs guinéens.
Selon Elhadj Karamo Diawara, cette augmentation correspond à une demande formulée par les agences privées. « L’État n’a pas vocation à faire du commerce », a-t-il rappelé, précisant que les tarifs seront inscrits sur les récépissés d’autorisation de versement afin de prévenir les majorations abusives.
Six regroupements d’agences agréés
Pour encadrer l’organisation du pèlerinage, six regroupements d’agences ont été officiellement habilités : Maka Voyage, Tayba Voyage, Guinée Voyage, Safa Voyage, Dunia Voyage et Landaya Voyage.
Ces structures sont chargées d’assurer la bonne organisation du Hadj et de veiller au respect des règles établies par les autorités guinéennes et saoudiennes.
Le SGAR insiste également sur la sécurisation des paiements. Les frais du pèlerinage doivent être exclusivement versés à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) ou dans ses agences à l’intérieur du pays.
Les versements auprès des banques commerciales, les remises d’argent en main propre à des intermédiaires ou tout autre mode de paiement non autorisé sont interdits, a averti le ministre.
Passeport valide et certificat médical obligatoires
Les conditions d’inscription comportent également des exigences administratives et sanitaires strictes. Chaque candidat doit fournir un passeport biométrique valide pour au moins un an, quatre photos d’identité sur fond blanc, un certificat de résidence et un certificat d’aptitude médicale.
Le ministre a particulièrement insisté sur l’état de santé des futurs pèlerins. Selon lui, l’Arabie saoudite interdit l’admission de pèlerins dont l’état de santé ne permet pas d’accomplir le voyage et les rites dans des conditions appropriées.
« Aucun malade ne doit se faire inscrire », a-t-il averti, évoquant des sanctions contre les pays qui enverraient des pèlerins incapables de se déplacer ou atteints de maladies chroniques incompatibles avec les exigences du pèlerinage.
Pour garantir le respect de ces mesures, la présence physique du candidat est exigée lors de son inscription.
À travers ces dispositions, le Secrétariat général des Affaires religieuses entend renforcer la transparence financière, mieux encadrer les agences de voyage et prévenir les risques sanitaires liés au Hadj 2027.
Aglassimou L
Dixinn : dix mois sans salaire, jusqu’où peut-on pousser les travailleurs ?
À la Commune de Dixinn, le conflit qui oppose l’exécutif communal à ses agents contractuels pose une question fondamentale : peut-on continuer à exiger des travailleurs qu’ils accomplissent leurs missions alors que leurs salaires ne leur sont plus versés depuis des mois ? À en croire les sections syndicales CNTG-COSATREG, certains agents cumulent plus de vingt ans de service et attendent toujours le paiement de leurs arriérés. Face à cette situation, ils brandissent désormais la menace d’une grève générale illimitée à partir du lundi 26 octobre 2026.
Derrière cet ultimatum se dessine une crise sociale qui aurait pu être évitée si le dialogue avait permis de rapprocher les positions. Car dix mois sans salaire, selon les syndicats, ne constituent pas un simple retard administratif. C’est une épreuve qui fragilise les familles, compromet les dépenses essentielles et met à rude épreuve la dignité de travailleurs dont les obligations professionnelles, elles, ne disparaissent pas avec les impayés.
Le plus préoccupant est que ces agents affirment avoir continué à servir la commune malgré l’absence de rémunération. État civil, recouvrement des impôts et taxes, services générateurs de recettes : ils soutiennent avoir poursuivi leurs activités au bénéfice de la collectivité. Si ces faits sont établis, leur situation mérite une réponse sérieuse, fondée sur le respect des engagements, la transparence et le droit du travail.
Travailler sans être payé ne peut devenir une règle de gestion. Une administration locale a besoin d’agents motivés, protégés et régulièrement rémunérés pour assurer correctement ses missions. Elle ne peut durablement fonctionner sur les sacrifices de travailleurs laissés dans l’incertitude.
À la question des salaires impayés s’ajoute celle de la situation administrative des contractuels. Les syndicats dénoncent une décision de résiliation qu’ils assimilent à un licenciement déguisé, sans procédure ni indemnisation. Ces accusations, qui appellent des éclaircissements de la part des autorités communales, soulèvent un enjeu essentiel : aucune crise de gestion ne devrait servir de prétexte à des décisions prises au mépris des droits des travailleurs.
La proposition attribuée à la maire, consistant à régler les deux mois d’arriérés de 2025 sans poursuivre les discussions sur les salaires de 2026, aurait été rejetée par les syndicats. Leur refus traduit l’ampleur du désaccord, mais aussi l’urgence de reprendre les négociations sur des bases plus solides. Un compromis qui laisse de côté une partie importante des revendications risque de repousser le problème plutôt que de le résoudre.
Les exigences syndicales sont connues : paiement intégral des arriérés de 2025 et de 2026, règlement des primes de fonction, clarification du statut des agents, régularisation auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale et établissement d’un calendrier précis. Il appartient désormais aux parties de confronter ces demandes aux obligations légales et aux possibilités de régularisation, sans entretenir davantage l’incertitude.
Le dialogue doit reprendre avant que la grève ne devienne inévitable. Le lundi 26 octobre approche. Si le mouvement annoncé est déclenché, les conséquences pourraient dépasser le seul cadre du conflit social. L’état civil, le recouvrement des recettes et d’autres services municipaux risquent d’être perturbés, au détriment des usagers, qui ne sont pourtant responsables ni des impayés ni du blocage des négociations.
C’est pourquoi les autorités communales ne devraient pas considérer cet ultimatum comme une simple menace syndicale. Il s’agit d’un signal d’alarme qui appelle une réponse rapide. Le ministère de l’Administration du territoire, l’Inspection générale du travail, la CNTG et les autres acteurs concernés ont également un rôle à jouer pour favoriser une sortie de crise conforme au droit et respectueuse des intérêts de chacun.
Certes, les collectivités locales peuvent être confrontées à des difficultés budgétaires. Mais celles-ci ne sauraient justifier indéfiniment le silence, l’absence de solutions ou l’incertitude sur l’avenir professionnel des agents. La responsabilité d’un exécutif communal consiste aussi à expliquer les difficultés, à rendre compte de sa gestion et à rechercher des mécanismes crédibles de régularisation.
À Dixinn, l’enjeu n’est donc pas seulement d’éviter une grève. Il est de restaurer la confiance entre les travailleurs et leur administration, de clarifier les engagements de chaque partie et de garantir la continuité du service public.
Les prochains jours seront décisifs. La commune a encore la possibilité de privilégier la négociation plutôt que l’affrontement. Les syndicats, de leur côté, doivent maintenir leurs revendications dans un cadre responsable et ouvert à une solution durable.
Une commune ne se construit pas contre ses travailleurs, mais avec eux. Le règlement des salaires dus, la clarification du statut des agents et la reprise sincère du dialogue constituent les conditions indispensables d’un dénouement honorable. À Dixinn, il est encore temps d’éviter la paralysie. Encore faut-il que les actes prennent le relais des paroles.
Saliou Keita
Wanindara : après le déclassement, le gouvernement promet de protéger les terres restituées
Reçus par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les représentants des populations de Wanindara ont exprimé leur gratitude au président Mamadi Doumbouya. Au-delà des remerciements, ils ont plaidé pour la sécurisation des terres restituées et l’amélioration des conditions de vie dans le quartier.
Le déclassement de Wanindara ouvre une nouvelle étape pour les habitants de ce quartier de Conakry. Une délégation composée de sages, de jeunes et de femmes a été reçue en audience par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, pour remercier le président de la République, Mamadi Doumbouya, à la suite de cette décision.
Prenant la parole au nom des populations, Fafa Bira Mané, ancien président de la délégation spéciale de Lambagni, a salué une décision qu’il considère comme historique. Selon lui, cette mesure répond aux préoccupations de nombreuses familles installées dans la zone depuis plusieurs décennies.
Mais pour les habitants, la restitution des terres ne constitue qu’une première étape. Leur représentant a sollicité l’accompagnement de l’État afin de protéger les domaines concernés et de permettre aux familles d’en bénéficier effectivement. Il a également évoqué le manque d’infrastructures sociales de base, qui continue de peser sur le quotidien des habitants.
Une commission pour encadrer la mise en œuvre
Face à ces préoccupations, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a annoncé la mise en place d’une commission de travail interministérielle. Celle-ci sera chargée d’assurer le suivi de la décision, de veiller à la sécurisation des terres restituées et d’identifier les mesures d’accompagnement nécessaires.
Le Premier ministre a, pour sa part, réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de cette décision un acte de justice et de réconciliation nationale.
« Aujourd’hui, Wanindara est un quartier comme d’autres quartiers. Ça fait partie de la République de Guinée », a déclaré Amadou Oury Bah, soulignant que la décision présidentielle vise à réparer les injustices subies par les populations concernées.
Le chef du gouvernement a également annoncé la création prochaine d’un comité de réflexion et d’orientation pour encadrer l’accompagnement des habitants et favoriser une meilleure organisation locale. L’objectif, a-t-il expliqué, est notamment de garantir que les familles les plus modestes puissent bénéficier de la mesure, tout en les protégeant contre les risques d’accaparement foncier.
Des infrastructures en perspective
Au-delà de la question foncière, les autorités entendent également ouvrir des perspectives de développement pour Wanindara. Le Premier ministre a évoqué plusieurs besoins prioritaires, notamment la construction de routes et d’écoles ainsi que l’aménagement d’espaces de loisirs.
La réalisation de ces projets nécessitera toutefois une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les habitants, notamment pour faciliter la disponibilité des emprises nécessaires aux infrastructures d’intérêt public.
Pour les populations de Wanindara, l’enjeu est désormais de transformer la décision de déclassement en avancées concrètes : sécuriser durablement les terres restituées, améliorer les conditions de vie et permettre au quartier de bénéficier des infrastructures indispensables à son développement.
Amadou Diallo
Droits de l’homme en Guinée : Dansa Kourouma veut passer des principes aux actes
Au-delà des déclarations de principe, la protection des droits de l’homme exige des institutions engagées, des parlementaires mieux outillés et des mécanismes de suivi efficaces. C’est dans cette perspective que le président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma, entend renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Les droits de l’homme ne peuvent se limiter aux textes et aux discours officiels. Ils doivent se traduire dans la vie quotidienne des citoyens, à travers des institutions responsables, des lois respectueuses des libertés fondamentales et des mécanismes capables de garantir la dignité humaine. En Guinée, cet impératif interpelle particulièrement le Parlement, dont le rôle législatif et le contrôle de l’action publique peuvent contribuer à faire des droits fondamentaux une réalité.
C’est tout le sens de la rencontre tenue ce mardi 20 octobre à Conakry entre Dr Dansa Kourouma et une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Au-delà des échanges institutionnels, les discussions ont porté sur les moyens de rendre leur coopération plus opérationnelle, notamment par la formation des députés, la promotion des droits fondamentaux et l’accompagnement de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses missions constitutionnelles.
« Les droits de l’homme ne doivent pas seulement être considérés dans les textes. Ils doivent se traduire par des actions concrètes, des institutions engagées et une protection effective de la dignité humaine », a souligné le président du Parlement.
Cette déclaration pose une question essentielle : comment transformer les engagements en résultats tangibles pour les citoyens ? La réponse passe notamment par le renforcement des compétences des élus, la prise en compte des droits humains dans le travail législatif et la mise en place de mécanismes de collaboration capables de produire des effets durables.
À cet égard, la proposition de créer un groupe de travail consacré aux droits de l’homme constitue une piste à suivre. Les formations envisagées au profit des députés, avec une attention particulière accordée aux femmes parlementaires, peuvent également contribuer à une meilleure prise en compte des enjeux liés à l’égalité, à la protection des personnes vulnérables et à la défense des libertés.
« Investir dans les capacités des femmes, c’est aussi agir en faveur des familles, des enfants et de l’avenir de notre société », a estimé Dr Dansa Kourouma. Une orientation qui rappelle que la promotion des droits humains ne saurait être dissociée de la participation des femmes à la décision publique.
La mise à disposition d’ouvrages spécialisés pour enrichir la bibliothèque parlementaire et la possibilité d’installer un bureau du représentant du Haut-Commissariat au sein de l’Assemblée nationale figurent également parmi les pistes évoquées. Ces initiatives pourraient faciliter l’accès à l’expertise et consolider les échanges entre les deux institutions.
Toutefois, la portée de cette coopération dépendra moins des annonces que de leur mise en œuvre. La création effective du groupe de travail, la régularité des formations et l’intégration des droits humains dans les pratiques parlementaires seront des indicateurs importants pour en mesurer les résultats.
Car, en matière de droits de l’homme, les intentions ne suffisent pas. Les citoyens attendent des garanties concrètes, une meilleure protection de leurs libertés et des institutions capables de répondre à leurs préoccupations. À l’Assemblée nationale, l’enjeu est donc clair : faire de cette coopération avec les Nations Unies un véritable levier d’action au service de la dignité humaine et de l’État de droit en Guinée.
Alpha Amadou Diallo.
SLECG : l’USTG réclame des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des enseignants
À l’occasion de la célébration en différé de la Journée mondiale de l’enseignant, organisée le samedi 24 octobre 2026 au siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), Abdoulaye Camara, a appelé les autorités à prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants guinéens. Entre reconnaissance de leur rôle dans la construction nationale et dénonciation de leurs difficultés quotidiennes, la rencontre a été marquée par un plaidoyer en faveur d’une meilleure valorisation de la profession enseignante.
Le siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a servi de cadre, ce samedi 24 octobre, à la célébration en différé de la Journée mondiale de l’enseignant. Placée sous le thème « Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs », la rencontre a permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les enseignants guinéens.
Au-delà de son caractère commémoratif, l’événement a surtout été marqué par un appel à des actions concrètes en faveur du personnel enseignant, dont les conditions de vie et de travail demeurent une préoccupation majeure.
Prenant la parole devant les participants, le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Camara, a rappelé que, malgré la date officielle du 5 octobre, cette célébration en différé constituait une occasion importante de réfléchir à la situation de l’école guinéenne.
« La portée de votre combat et la grandeur de votre mission dépassent largement le cadre d’une seule date. Célébrer cette journée en différé aujourd’hui n’enlève rien à la solennité de l’événement. Cela nous offre au contraire l’opportunité de poser un regard lucide sur la situation de l’école guinéenne », a-t-il déclaré.
Le SLECG au cœur du plaidoyer pour la dignité des enseignants
Dans son intervention, Abdoulaye Camara a rendu hommage à l’engagement des enseignants dans la formation des générations futures et le développement socio-économique du pays. Des salles de classe surpeuplées de Conakry aux établissements scolaires les plus reculés, il a salué leur détermination à poursuivre leur mission malgré les difficultés.
« Vous êtes les bâtisseurs de la nation, les éveilleurs de conscience et les piliers invisibles sur lesquels repose le développement socio-économique de la Guinée. Des salles de classe surpeuplées de Conakry jusqu’aux écoles les plus reculées, vous accomplissez votre devoir avec résilience et un dévouement qui force le respect », a-t-il souligné.
Cependant, pour le responsable syndical, cet engagement doit nécessairement s’accompagner de conditions de vie décentes.
« La vocation ne saurait nourrir son homme et le dévouement ne remplace pas des conditions de vie dignes », a-t-il insisté.
À travers ces propos, il a notamment évoqué la précarité financière, les retards dans la régularisation des situations administratives, l’insuffisance des équipements pédagogiques ainsi que les revendications des enseignants contractuels. Des difficultés qui, selon lui, appellent des réponses urgentes et durables de la part des autorités.
L’USTG réaffirme son soutien au SLECG
Face à ces préoccupations, Abdoulaye Camara a réaffirmé le soutien de l’USTG au SLECG et aux autres syndicats du secteur de l’éducation. Il a plaidé pour une revalorisation des grilles indiciaires, une amélioration des primes de technicité et d’éloignement, une meilleure couverture sanitaire, une protection sociale effective ainsi qu’un renforcement de la formation continue des enseignants.
Le secrétaire général de l’USTG a également appelé les autorités à respecter les engagements pris dans le cadre des accords sociaux. Pour lui, leur application constitue une condition essentielle à la préservation d’un climat social apaisé et au renforcement du dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales.
En réaffirmant son soutien aux revendications du personnel enseignant, Abdoulaye Camara a ainsi placé la question des conditions de vie et de travail au centre des préoccupations de cette célébration organisée au siège du SLECG.
Au terme de la rencontre, le message porté par les responsables syndicaux demeure sans équivoque : la reconnaissance du rôle des enseignants dans la construction de la nation doit se traduire par des mesures concrètes. Un enjeu déterminant, non seulement pour la dignité des professionnels de l’éducation, mais aussi pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en Guinée.
Pour l’USTG, l’amélioration de la condition enseignante constitue un enjeu majeur pour l’avenir du système éducatif guinéen. Cette célébration au siège du SLECG a ainsi remis au centre des débats la nécessité de traduire la reconnaissance du rôle des enseignants en actions concrètes. Préoccupations, le secrétaire général de l’USTG a réaffirmé le soutien de sa centrale aux syndicats de l’éducation. Il a notamment plaidé pour la revalorisation des grilles indiciaires et des primes de technicité et d’éloignement, une meilleure couverture sanitaire, une protection sociale effective et le renforcement de la formation continue.
Abdoulaye Camara a également appelé les autorités au respect des engagements pris dans le cadre des accords sociaux, estimant que leur application est indispensable à la préservation d’un climat social apaisé.
Pour l’USTG, l’amélioration de la condition enseignante constitue un enjeu majeur pour l’avenir du système éducatif guinéen. Cette célébration au siège du SLECG a ainsi remis au centre des débats la nécessité de traduire la reconnaissance du rôle des enseignants en actions concrètes.
Fatimatou Diallo
CRIEF : Mohamed Lamine Bangoura condamné à 7 ans de prison et 2 milliards GNF d’amende
La chute est lourde pour l’ancien président de la Cour constitutionnelle. Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux portant sur 20 milliards de francs guinéens, Mohamed Lamine Bangoura a été condamné ce mercredi 21 octobre à sept ans de prison par la CRIEF. Ses biens en Guinée et au Sénégal sont également visés par une mesure de confiscation.
La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné Mohamed Lamine Bangoura à sept ans d’emprisonnement. Elle lui a également infligé une amende de 2 milliards de francs guinéens et une peine de cinq ans d’inéligibilité.
Dans sa décision, la juridiction a en outre ordonné la confiscation de ses biens situés en Guinée et au Sénégal au profit de l’État.
Cette condamnation est inférieure aux réquisitions du ministère public, qui avait sollicité dix ans de prison ferme, une amende de 50 milliards de francs guinéens et la confiscation de l’ensemble des biens de l’ancien haut responsable.
Amadou Diallo
Wanindara : après le déclassement, les propriétaires attendent leurs titres fonciers
Conakry – Le soulagement est palpable chez de nombreux propriétaires de Simbaya-Wanindara, où le déclassement de vastes emprises foncières ravive l’espoir de voir leurs droits enfin reconnus. Mais derrière cette décision présidentielle, une autre bataille commence : obtenir des titres fonciers et connaître les conditions dans lesquelles les futurs aménagements publics pourraient affecter certaines parcelles.
Le vendredi 16 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé, par décret lu à la télévision nationale, le déclassement de vastes emprises foncières situées dans la zone industrielle de Simbaya-Wanindara et sur l’île de Kassa.
À Wanindara, cette annonce est accueillie comme une avancée majeure par des habitants longtemps confrontés à l’incertitude concernant leurs terres. Pour beaucoup, la décision ouvre une nouvelle perspective : celle de pouvoir enfin engager des démarches en vue de sécuriser juridiquement leurs propriétés.
Toutefois, le déclassement ne signifie pas automatiquement que chaque propriétaire dispose désormais d’un titre foncier. Des démarches administratives restent nécessaires, tandis que les autorités doivent encore préciser les modalités pratiques de mise en œuvre de la mesure.
Des infrastructures publiques annoncées
Au-delà de la question foncière, l’État entend accompagner cette décision par des aménagements destinés à répondre aux besoins des populations. Routes, écoles, marchés et centres de santé figurent parmi les équipements annoncés par les autorités.
Le porte-parole de la présidence de la République, le général Amara Camara, a insisté sur cette nécessité : « Il va falloir des écoles, des routes, des marchés, des centres de santé, ces travaux-là seront faits », a-t-il déclaré.
Ces infrastructures pourraient contribuer à améliorer les conditions de vie des habitants et à favoriser le développement de la zone. Mais leur réalisation soulève également une question sensible : que deviendront les parcelles situées sur les emprises nécessaires aux futurs travaux ?
Sur ce point, le général Amara Camara a évoqué la possibilité d’interventions de l’État pour des raisons d’utilité publique. « Si demain une partie de ma cour est concernée par un déguerpissement pour des raisons d’utilités publiques, l’État dira on prend ta cour », a-t-il expliqué.
Cette déclaration rappelle que le déclassement ne garantit pas nécessairement la préservation intégrale de toutes les parcelles face aux projets d’aménagement. Les conditions de réalisation de ces travaux, les procédures applicables et les éventuelles garanties offertes aux personnes concernées devront donc être clairement établies.
Les titres fonciers, prochaine étape décisive
Pour les propriétaires, l’enjeu ne se limite pas à la levée du statut antérieur des terrains. La véritable sécurisation passe désormais par la reconnaissance officielle de leurs droits et, pour ceux qui remplissent les conditions requises, par l'obtention de titres fonciers.
Le porte-parole de la présidence a assuré que les services de l’État seraient mobilisés pour accompagner les démarches.
« Personne ne sera accusé à Wanindara, le plus difficile a été fait, le déclassement. Permettre aux gens demain d’avoir un titre foncier, l’État mettra ses services à la disposition des propriétaires des terres actuels », a affirmé le général Amara Camara.
Cette assurance constitue un signal attendu par les habitants. Elle devra toutefois être suivie de mesures concrètes : clarification des procédures, identification des ayants droit, définition des pièces à fournir et traitement des dossiers dans des délais raisonnables.
Pour l’heure, les modalités précises de cet accompagnement restent à connaître. Les propriétaires devront donc attendre des indications complémentaires des services compétents pour savoir comment faire valoir leurs droits.
De l’annonce présidentielle à la sécurisation des parcelles
À Simbaya-Wanindara, le déclassement marque ainsi une étape importante, mais non l’aboutissement du processus. Les habitants attendent désormais que la décision se traduise par des actes administratifs concrets et une meilleure protection de leurs propriétés.
L’autre défi sera de concilier la reconnaissance des droits fonciers avec la réalisation des infrastructures indispensables au développement de la zone. Dans ce contexte, la transparence des procédures et la communication avec les populations seront essentielles pour prévenir de nouveaux conflits.
Le soulagement suscité par le décret présidentiel est réel. Mais pour les propriétaires, la prochaine victoire se jouera dans les démarches administratives et la délivrance effective des titres fonciers. C’est à cette condition que le déclassement pourra pleinement tenir sa promesse : transformer une décision officielle en sécurité foncière durable pour les habitants de Wanindara.
Amadou Diallo
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